An Open Letter to the Minister of Health // Lettre ouverte à la ministre de la Santé

It is with great concern that New Democrats received the news that the Morgantaler Clinic in New Brunswick will close at the end of July. As the only abortion clinic servicing two provinces, this clinic is essential for providing safe access to health services to thousands of women throughout the Atlantic region.

The Conservative Federal Government has turned a blind eye to New Brunswick’s failure to uphold the Canada Health Act in regards to abortion services. The Critic for the Status of Women, Niki Ashton (Churchill) and the Critic for Health Libby Davies (Vancouver East) are calling on the Minister for Health, Rona Ambrose, to intervene directly to enforce the Canada Health Act to ensure that women in New Brunswick have equal access to abortion services as in the rest of Canada.

“Canada now has two provinces that refuse to uphold a woman’s right to choose,” Says Ashton. “This closure represents a real threat to women’s safety.  The Minister must enforce the Canada Health Act to ensure that all Canadians are equally protected by the Charter.”

New Brunswick maintains Regulation 84-20 which stipulates that access to abortion at the two hospitals will not be granted unless two doctors certify in writing that it is medically necessary. Prince Edward Island provides no access to abortion whatsoever.

“The Minister of Health knows that the Canada Health Act stipulates that all Canadian women have access to essential medical services, wherever they live, regardless of her own voting record on reproductive rights,” notes Davies. “This is a fundamental component of the Canada Health Act and our Medicare system.”

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C’est avec beaucoup d’inquiétude que les néo-démocrates ont appris que la clinique Morgentaler au Nouveau-Brunswick fermerait ses portes à la fin de juillet. Étant la seule clinique d’avortement pour deux provinces, elle est essentielle pour assurer un accès sécuritaire à ces services de santé à des milliers de femmes dans la région de l’Atlantique.

Le gouvernement conservateur du Canada a feint de ne pas remarquer que le Nouveau-Brunswick ne respecte pas la Loi canadienne sur la santé en ce qui a trait à l’avortement. La porte‑parole de la condition féminine, Niki Ashton (députée de Churchill), et la porte-parole en matière de santé, Libby Davies (Vancouver-Est) demandent à la ministre de la Santé, Rona Ambrose, d’intervenir directement pour faire appliquer la Loi canadienne sur la santé afin que les femmes du Nouveau‑Brunswick aient le même accès aux services d’avortement que celles du reste du Canada.

« Il y a désormais au Canada deux provinces qui refusent de respecter le droit de choisir des femmes », a déclaré Mme Ashton. « La fermeture de la clinique est une menace réelle à la sécurité des femmes. La ministre doit faire appliquer la Loi canadienne sur la santé afin que les droits énoncés dans la Charte soient garantis à tous les Canadiens, tant les hommes que les femmes. » 

Le Nouveau-Brunswick soutient que le Règlement 84-20 prévoit que l’accès à l’avortement aux deux hôpitaux ne sera pas accordé sans que deux médecins n’aient certifié par écrit que l’avortement est médicalement nécessaire. L’Île-du-Prince-Édouard quant à elle n’offre aucun accès à l’avortement.

« Malgré le relevé de ses votes sur la question des droits génésiques, la ministre de la Santé sait que la Loi canadienne sur la santé porte que toutes les femmes du Canada doivent avoir accès aux soins médicaux essentiels, quel que soit l’endroit où elles vivent », a fait remarquer Mme Davies. « Cette mesure est un élément fondamental de la Loi canadienne sur la santé et de notre système d’assurance-maladie. »